Par Cathy LEONE (Promo 2014)

Le mémoire de la formation de coaching : Simple formalité ou étape indispensable à la construction de l’identité du coach ?

Au moment d’intégrer la formation en septembre, je pensais que celle-ci se terminerait lors de la dernière session de formation, au mois d’avril.

Je savais bien qu’un mémoire était à rédiger mais je considérais cette étape comme une simple formalité me permettant d’obtenir la validation de ma formation.

Les mois passèrent… et le mois d’avril finit par arriver.

Je ressens alors un nouveau souffle tourné vers l’avenir : j’ai réussi à aller au bout de cette année exigeante, à dépasser bon nombre de mes limites et je viens juste de trouver mon superviseur.

J’ai besoin de plusieurs semaines avant de pouvoir travailler sur le mémoire.

En fait, j’ai tout simplement besoin de pouvoir prendre le recul nécessaire car sa rédaction m’oblige à m’arrêter dans mon élan et à me retourner pour regarder en arrière.

Je commence par reprendre mes notes pour vérifier les attentes du jury : beaucoup de liberté sur la forme et une exigence d’authenticité. Je sens qu’ils attendent de nous de pouvoir retrouver le cheminement qui a été le nôtre au cours des derniers mois pour construire notre identité.

Puis munie d’une feuille A3 et de mon journal de bord, je réalise une frise sur laquelle je pose les étapes, les dates, juste pour y voir plus clair.

Je passe d’une dynamique tournée vers l’avenir à la réalisation d’un travail d’introspection qui me permet de comprendre le chemin parcouru.

J’ai bien réalisé tout au long de l’année que je progressais mais le fait de l’envisager sous cet angle, de mettre des mots et de voir de quelle manière j’ai surmonté les difficultés permet de conscientiser son cheminement et de l’intégrer plus profondément.

Une fois cette frise devant moi, le choix du plan chronologique s’impose. Il est évident que je ne peux me raconter qu’en racontant l’histoire qui a été la mienne ces derniers mois.

J’ai relaté ce cheminement comme je l’ai vécu, comme j’ai retrouvé les morceaux de puzzle un à un. J’ai retracé cette construction avec générosité et sincérité. Je me suis beaucoup livrée et ma plus grande satisfaction tient au fait que ce mémoire me ressemble.

Mais cet exercice est loin d’être simple. Il s’agit de raconter sa posture, ses choix, de se raconter soi et de se livrer avec ses failles, ses limites sans savoir de quelle manière le jury va accueillir ce mémoire.

Je n’aurai jamais imaginé à quel point ce travail est important et d’une grande richesse. Il permet de trouver son identité, de poser de manière réfléchie et consciente les bases de la construction de son identité de coach.

Le laps de temps entre l’envoi du mémoire et la soutenance m’a permis d’aller encore plus loin et de prendre un nouveau recul pour venir adopter une position méta sur mon parcours.

Comprendre d’où je suis partie et entrevoir ce que les professeurs pensaient de moi en septembre.

Il m’a également permis de répondre à cette question fondamentale : Quelle est mon intention en coachant ?

Je suis passée de « c’est ce qui a du sens aujourd’hui, c’est dans mes tripes… » (mais sans réussir à mettre de mots dessus), à « mon intention en coachant est de mettre de la lumière sur le chemin des autres ».

Je cherchais quelque chose de compliqué, alors que c’est si simple…

C’est finalement au moment de préparer la soutenance que j’ai réalisé que c’était la fin de quelque chose… en sachant bien que c’est aussi le début d’autre chose.

Cathy LEONE
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